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Du Léman au Balaton, Didier Pfister change de décor

Du Léman au Balaton, Didier Pfister change de décor

Changer de lac, de langue et de météo, sans changer de passion. C’est le pari relevé par Didier Pfister sur le M2 Swiss Medical Network.

04 août 2026, 12:48

Le navigateur yverdonnois Didier Pfister, sociétaire de la Matelote, a troqué les eaux du Léman pour celles du lac Balaton, en Hongrie, afin de participer à l’une des régates les plus emblématiques d’Europe : le Kékszalag (Ruban Bleu) du lac Balaton du 30 juillet au 1er août. 

«Nous savions que décrocher le Ruban bleu serait extrêmement compliqué», sourit Didier Pfister. Cette distinction récompense le premier bateau à franchir la ligne d’arrivée en temps réel. «Nous étions avant tout venus pour vivre cette course mythique, découvrir un nouveau plan d’eau et nous mesurer à une flotte internationale.» Le skipper nord-vaudois ne cache pas son enthousiasme. «Le départ est impressionnant. Nous étions 456 bateaux, il faut être vigilant. Un parcours de 155 kilomètres aller-retour et un décor spectaculaire. Le lac Balaton réserve son lot de surprises. Sa profondeur maximale est de 12 mètres et à de nombreux endroits dans les 2 mètres. Nous avons dû relever nos safrans qui ont frôlé le fond. Le vent peut être bien établi puis disparaître complètement quelques minutes plus tard. Il faut sans cesse s’adapter.»

Une expérience qui restera gravée dans les mémoires du trio helvétique, composé de Thierry Froidevaux, Alex Detrey, Didier Pfister et d’un équipier hongrois recruté sur place. Ici, pas de montagnes en toile de fond, les équipages ont dû, cette année, faire preuve de patience et d’une lecture du plan d’eau particulièrement fine. Une situation qui n’est finalement pas si dépaysante pour des navigateurs romands habitués aux caprices du Léman.Le trio helvétique n’était pas venu chercher à tout prix la victoire. L’objectif était ailleurs : découvrir une régate mythique, mesurer son niveau face à une flotte internationale. Mission accomplie, puisque Swiss Medical Network prend la neuvième place en temps réel en un peu plus de 15 heures, un exploit pour une première participation. 

Pour Didier Pfister et ses équipiers, habitués à briller sur les lacs suisses, où ils se sont illustrés ces dernières années à bord du M2 Swiss Medical Network, les marins suisses démontrent une nouvelle fois leur goût pour les défis et les grandes classiques de la voile. Du Léman au Balaton, le vent n’a pas toujours soufflé dans la bonne direction, mais une certitude demeure : les plus belles régates ne se mesurent pas uniquement au palmarès. Elles se racontent aussi par les rencontres, les paysages, les émotions et cette passion commune qui pousse les marins à hisser les voiles, quel que soit le lac.

PAR CHRISTIANE BAUDRAZ